Maison Aleph : la Pâtisserie du Levant ouvre ses portes

Myriam Sabet, créatrice de la Maison Aleph

Les goûts de la mémoire

À l’origine de la Maison Aleph, il y a une femme : Myriam Sabet. Tombée dans la marmite de la gourmandise dès son plus jeune âge, elle grandit pendant 10 ans à Alep en Syrie à l’ombre des cédratiers, ces arbres dotés d’un feuillage dense sentant bon les agrumes.

Elle découvre la subtilité de la rose de Damas, la fraîcheur des citronnades préparées par sa mère pour être dégustées tout au long de l’année, la subtilité du jasmin, la puissance du halva… Sans le savoir, ces saveurs seront la clé de voûte du projet Maison Aleph.

Après avoir voyagé avec ses parents pendant toute son adolescence, elle s’installe à Paris et travaille dans la finance de marché pendant treize années. Elle a une révélation lors d’un diner entre amis : aucune pâtisserie selon elle, ne correspond à ce qu’elle a pu goûter en Syrie. Les goûts de son enfance à Alep, devaient (re)vivre pour ne pas être oubliés. Elle veut alors réveiller la mémoire et partager ce patrimoine gustatif unique.

Elle se lance alors dans son projet pour marier les deux cultures qu’elle partage : l’alliance de la tradition syrienne et de la pâtisserie parisienne. Pour ce faire, elle passe d’abord son CAP pâtisserie à Paris, puis retrouve à Montréal un Maître syrien, auprès duquel elle va apprendre des techniques ancestrales uniques : les gestes et le savoir-faire d’une pâtisserie qui remonte à plusieurs siècles. Le père de ce maître syrien était pâtissier à Alep du temps du grand-père de Myriam. Plus de deux ans sont alors nécessaires pour mettre au point le projet et de recherches en essais, Maison Aleph est née…

Un aller-retour savoureux du Levant à Paris

Pour donner vie à ses créations, Myriam Sabet a choisi de ne travailler qu’avec des produits d’exception, dont les goûts intacts et puissants viennent sublimer chaque bouchée.

Chaque pâtisserie est travaillée de façon exclusive, dans les créations comme les traditionnelles. Ainsi, en plus de ses créations, Myriam Sabet propose de redécouvrir les pâtisseries levantines classiques, comme le baklawa.

Les pâtisseries sont conçues avec du beurre AOP Charentes-Poitou, clarifié, afin d’obtenir ce goût si savoureux et particulier. Les crèmes montées sont réalisées avec de la crème de Normandie pour son onctuosité inégalée. Côté parfums, les grands crus de chocolat, la vraie rose de Damas, le cédrat, la bigarade, les pistaches d’Iran, les citrons d’Amalfi… complètent une offre de saveurs uniques.

Un lieu de gourmandise en écho avec la Méditerranée

Pour créer la boutique de Maison Aleph, Myriam Sabet a confié à Éloïse Bosredon son architecture et décoration.

Conjuguant habilement inspirations traditionnelles et modernité, l’espace s’inscrit dans son époque en mariant éléments du Levant et cadre parisien chic. Éloïse Bosredon a eu la chance de voyager en Syrie en 2005 dans le cadre de ses études d’architecture. Les deux créatrices se sont donc replongées dans les trésors du savoir-faire syrien pour s’inspirer et
aménager l’espace.

Chaque détail a été soigneusement étudié, jusqu’au packaging créé par Romain Chirat – en charge de développer l’identité visuelle de Maison Aleph. Le motif des différentes boites s’inspire du sol d’un palais d’Alep, datant de l’époque Omeyyade, aujourd’hui partiellement détruit. Ensemble, Éloïse et Romain ont traduit la richesse et la finesse graphique de l’ornementation du Levant, sans pour autant tomber dans les clichés.

L’espace devant appeler à la curiosité des passants, son agencement a été pensé très naturellement. La boutique s’organise comme une alcôve conviviale, où les 8 assises sont disposées de chaque côté. La vitrine à gâteaux, quant à elle, est au fond, avec un comptoir pour finaliser les pâtisseries et admirer les garnissages des derniers nids.

La couleur bleue Aleph – rappel évident à la Méditerranée – apporte douceur et tendresse, et se retrouve en continu dans l’espace et sur les différents supports de la Maison. Il s’accorde subtilement avec le blond doré du feuilletage des pâtisseries. Au sol, Éloïse Bosredon a dessiné des mosaïques de grès cérame, où les motifs hexagonaux s’habillent de blanc, de bleu nuit et de pointes de jaune : une signature forte et intemporelle. De subtils détails en laiton, le mobilier en marbre et en bois aux tons chauds, apportent au lieu son ancrage parisien.

En façade, la céramique est une nouvelle fois présente avec un ouvrage au bleu plus sombre, mêlant lignes verticales et compositions « à bâtons rompus », faisant ressortir les détails de l’intérieur de la boutique.

Infos pratiques

Tarifs

  • Pâtisseries vendues à partir de 2,10 € pièce
  • Boîte de 4 pâtisseries : 8,40 €
  • Réglette de 6 “1001 feuilles” : 12 €
  • Réglette de 12 “1001 feuilles” : 23 €
  • Réglette de 18 “1001 feuilles” : 33 €
  • Boîte de « 9 nids » : 17,00 €
  • Boîte de « 16 nids » : 29,00 €
  • Boîte de « 25 nids » : 47,00 €
  • Barres chocolatées : 3,10 € pièce
  • Glaces : 3,50 € / 5 €
  • Boissons à partir de 3,50 €

Horaires d’ouverture

  • du mercredi au vendredi : de 12h à 20h
  • le samedi : de 11h à 20h
  • le dimanche : de 11h à 19h

Adresse

20 rue de la Verrerie, 75004 Paris
Téléphone : 09.83.03.42.02

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